Suite à la tombée des premiers flocons de neige en début de semaine, Waitress a décidé qu'il était temps de poser ses pneus d'hiver. J'ai beau faire semblant qu'il fait toujours beau, la réalité me rattrape tranquillement. J'ai froid avec mon petit veston en velours que j'ai porté lors des fraîches soirées d'été. J'ai beau mettre des bas dans mes petits souliers ballerines, il me faut au moins quinze minutes pour que les orteilles me dégèlent lorsque j'entre quelque part.
N'écoutant que mon courage, je me suis lancée dans le trafic de fin de journée pour gagner le domicile familial, où sont entreposés mes pneus. Je déteste le trafic. Me rend nerveuse. Outre que le temps m'a semblée sans fin sur Charest, tout s'est bien déroulé.
Je suis même arrivée assez tôt à Thetford pour me rendre au garage et faire installer le tout. Assez tôt pour souper avec ma mère qui s'ennuie à mourir. Que je regarde avec tristesse. Après avoir jasé de choses et d'autres, je m'inquiète pour elle. J'en ai mal dormi la nuit dernière, à chercher une solution à ses soucis. N'ai rien trouvé. Merde.
Waitress s'est levée tôt pour reprendre la route vers Québec. Bien avant que le soleil daigne montrer son premier rayon.
Arrivée à l'appartement, une mauvaise surprise. Un des chatons étalé sur le plancher de la cuisine. Bouche et yeux grands ouverts. Raide. Figé.
Panique. Que s'est-t-il passé lors de mon absence ?
Waitress se sent coupable. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal pour que cela se produise ? Est-ce un autre chat qui l'a tué ? Était-il malade déjà ? Comment ça se fait que je ne me suis aperçue de rien ?
J'ai comme un chat dans la gorge.
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jeudi 1 novembre 2007
dimanche 19 août 2007
Dead Bird
Waitress trouve des oiseaux morts partout sur son chemin. Je parcoure la ville et découvrent des volatiles écrasés sur le béton.
- Copine, pourquoi le bon dieu met ça sur ma route ?
- Je sais pas...
- C'est sans doute un signe...
- Oui. Quand tu te promènes, faut tu lèves plus le menton.
Ahhh les belles leçons de Copine...
- Copine, pourquoi le bon dieu met ça sur ma route ?
- Je sais pas...
- C'est sans doute un signe...
- Oui. Quand tu te promènes, faut tu lèves plus le menton.
Ahhh les belles leçons de Copine...
mardi 14 août 2007
Immaculée conception
Habituée de vivre seule dans de grands appartements, la Waitress a développé un amour et une dépendance pour les petites bêtes poilues en perpétuelle recherche d’affection. Depuis un peu plus d’un an, je cohabite donc avec Afi, une belle chatte au pelage imitation de vache.
2h00 du matin, j’arrive du boulot. Ma coloc vient toujours m’accueillir de ses miaulements et ronrons. Ce soir, rien. Je l’appelle, elle ne se pointe pas. Tant pis, elle se passera de mes caresses. Je mange un bout de fromage, une pêche et boit un verre d’eau. P’tit lunch de fin de soirée.
J’entre dans ma chambre pour me mettre au lit, et je la vois, au fond du garde-robe. Elle devient toute excitée à ma vue, elle miaule, elle s’agite. Depuis deux semaines, son comportement est étrange, ça m’inquiète tout de suite. Je me penche, la prend dans mes bras. Un bout de fil vient avec elle. À l’extrémité, une boule toute humide.
2h00 du matin, j’arrive du boulot. Ma coloc vient toujours m’accueillir de ses miaulements et ronrons. Ce soir, rien. Je l’appelle, elle ne se pointe pas. Tant pis, elle se passera de mes caresses. Je mange un bout de fromage, une pêche et boit un verre d’eau. P’tit lunch de fin de soirée.
J’entre dans ma chambre pour me mettre au lit, et je la vois, au fond du garde-robe. Elle devient toute excitée à ma vue, elle miaule, elle s’agite. Depuis deux semaines, son comportement est étrange, ça m’inquiète tout de suite. Je me penche, la prend dans mes bras. Un bout de fil vient avec elle. À l’extrémité, une boule toute humide.
- Quoi ça !
Je dépose ma chatte dans le garde-robe. Du sang partout sur mes souliers, mes sacs à main. Et deux chatons qui crient, oreilles et yeux fermés. Je courre chercher une grande serviette de bain que j’installe à côté du placard. Y dépose tous les chats. Afi me regarde, ronronne, fait la fière. Ma main glisse sur son ventre. Oh. Je sens une masse sous mes doigts, un autre chat. Courage, la belle.
Elle cesse de ronronner et deux spasmes plus tard, trois chatons sur le plancher. De ses dents, elle coupe le cordon ombilical et nettoie le p’tit nouveau. Je suis estomaquée.
Pas que je n’ai jamais vu un animal mettre bas, non. Mais la situation a quelque chose d’étrange. Je n’envoie pas Afi à l’extérieur. Comme je n’invite pas les chats errants du quartier à entrer. Toutes les fenêtres de l’appartement sont garnies de moustiquaires. Waitress en totale incompréhension.
Ma conclusion ? C’est l’œuvre de Dieu. Une colombe est passée et j’ai trois immaculées conceptions chez moi. Ils nous sauveront. Tous.
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